Prologue



Prologue;

SUCRE, capitale constitutionnelle de la Bolivie, est aussi connue sous le nom de Charcas, la Cité Blanche, La Plata et même 'le Paris des Andes'.
Inscrite au patrimoine de l'Humanité a l'UNESCO en 1991, cette capitale baroque aux blancs édifices datant des 18/19e siècles attirent des milliers de touristes chaque année. À travers ses parcs, ses places, ses rues aux magnifiques édifices coloniales, sa culture et surtout à travers ses gens, nous espérons vous faire voyager, découvrir, rêver et surtout vous encourager par ces images et ces commentaires qui proviendront de la plus belle ville de Bolivie, Sucre.

lundi 25 juin 2012

Argentine

Déjà 3 semaines et plus de passées, le mois de juin est arrivé et avec lui notre jeune ami DangKhoa du Canada, en visite pour 3 semaines en Bolivie.

Que s'est-il donc passé durant ces derniers jours depuis notre dernier message.

- Il y a 3 semaines, Sucre a connu une période de 6 jours de froid assez inhabituel. C'était comme si le soleil ne voulait plus nous réchauffer. Le vent, qui d'habitude ne fait que de brèves apparitions avaient lui aussi décidé de s'y mettre pour plus longtemps. 
C'est donc ainsi qu'on a vu apparaître en prédication (maintenant à 8:30am) les gants, les tuques, les foulards et les bottes. Néanmoins, les groupes de service ont continué d'être bien soutenus et la bonne humeur a toujours été à nos côtés. 
J'avoue que j'aurais bien aimé avoir un Tim Horton pas loin!

- J'ai aussi, enfin, donné mon premier discours public en espagnol. Je dis enfin, car traduire un discours d'une langue à une autre peut paraitre assez facile, mais détrompez-vous se n'en est rien. 
J'ai heureusement eu l'aide d'une sœur de ma congrégation qui m'a corrigé avec plaisir. J'ai même eu le sentiment de lui avoir fait une faveur en lui demandant. C'est donc devant une assistance d'environs 170 personnes que j'ai pu donner un discours qui semble-il fût apprécié de la congrégation. Merci aux heures de pratique!

- Parlant de mon premier discours public, j'ai appris que d'ici la fin juillet j'aurai le plaisir de le redonner à 3 reprises. 
C'est que la semaine prochaine, Amélie et moi sommes assignés pour visiter la petite congrégation de Serrano et le groupe de Padilla, tous deux sous la supervision de notre congrégation (Sucre Sur). Ce sont 2 territoires isolés à environs 4/5 heures de microbus sur une route un peu amochée. Nous devrons partir le vendredi après-midi pour être de retour (j'espère) le dimanche soir ou le lundi matin.
On nous a tellement dit de bonnes choses à propos de ces 2 territoires. Évidemment, la prédication avec la dizaine (7 Serrano + 3 Padilla) de proclamateurs est semble-t-il toujours fantastique et les paysages des alentours sont à couper le souffle.
L'horaire ressemblera à peu à ceci: 
Notre samedi matin et après midi seront réservés à la prédication avec les proclamateurs, dans un des territoires les moins souvent parcourus. Ensuite en fin d'après-midi j'aurais à donner mon discours public à la congrégation. 
Dimanche matin (lever à 6:00 am) après une nuit passée dans le Holiday Inn du coin (environ 4$ la nuit), nous aurons à prendre un microbus pour nous rendre à Padilla pour la réunion du matin pour redonner le même discours public. Ensuite, en après-midi ce sera prédication et encouragements avec les frères jusqu'a notre retour à Sucre.
Est-ce que c'est comme ça que tout va se passer? Aucune idée mais on est prêt!
On espère surtout que quelques membres de notre congrégation pourront nous accompagner et nous guider, car malheureusement, les dépenses occasionnées pour ces visites de 3 jours à nos frères de Serrano et Padilla sont souvent trop élevées pour plusieurs. Néanmoins, certains nous ont déjà mentionné qu’ils feraient tout en leur pouvoir pour pouvoir être à nos côtés pour cette superbe expérience.

- Nous revenons également d'une superbe semaine en Argentine avec DangKhoa. À vrai dire, sa venue chez nous en Bolivie était une bonne excuse pour changer un peu notre routine. 
Ça nous a vraiment fait du bien!
Ainsi donc, en bref, voici le fil de cette petite aventure:
Lundi le 11 juin nous nous sommes rendus au terminal de Sucre où nous avons pris le bus de 18h30 en direction de Villazon, la ville frontière avec l'Argentine. Le trajet était supposé duré 12 heures. Nous devions arriver vers 6:00/6:30 le matin. Je ne sais pas si c'est par bonheur, mais le trajet nous a pris 10 heures et demie au lieu des 12 heures prévues. Ainsi donc, en pleine noirceur, dans une température avoisinant les 2 degrés Celsius nous nous sommes retrouvés dans une ville déserte, devant un terminal de bus fermé, à attendre l'ouverture de la frontière prévue pour 7:00 am. Ah oui, nous avons aussi appris que l'Argentine compte une heure de moins que la Bolivie.
Ça commençait mal!
DangKhoa qui avait aussi appris depuis quelques jours la signification du mot 'Turista' avait désespérément besoin de trouver un endroit plus accueillant. Voilà donc que, je ne sais par quel hasard, nous nous sommes retrouvés dans un 'Hostal' assez minable (j'avoue) pour y trouver un peu de chaleur...et une toilette. Tout habillé, nous nous sommes endormis jusqu'à 7:30 am, prêt pour de meilleures péripéties.
La frontière traversée, il nous restait à trouver un guichet automatique (pesos) et à prendre le bus pour la 'Linda', Salta. 
6 heures et quart de bus plus tard nous y étions.
Heureusement, nous avons trouvé rapidement notre petit 'hostal, bien situé et bien confortable. Nous avons cuisiné notre repas du soir dans la cuisine communautaire et ensuite nous avons enfin pu profiter d'une meilleure nuit de sommeil.
Le nord de l'Argentine est une autre Argentine de ce que connaissent les gens du Sud (Buenos Aires). Aride, désertique et sauvage.
Salta est très agréable à visiter. La température était parfaite (environ 20 degrés Celsius durant le jour). Ce qui nous a frappés c'est évidemment sa grande place avec ses restos extérieurs tout autour, ses rues piétonnières et sa cathédrale. On s'est d'ailleurs amusé à regarder les gens qui passaient soit, à pied, en vélo ou en voiture, faire immanquablement leur signe de croix en défilant devant cette grande cathédrale. Pas mal croyant!
Ensuite, après une autre journée très relax à Salta, nous avons les 2 jours suivants, loué une voiture pour partir vers le sud et ses Québradas (canyon creusé par le temps), ses vallées et ses paysages dignes des meilleurs films de Far West. Nous avons appris en lisant notre guide que dans ces strates géologiques sculptées en étranges formations rocheuses qu'on y trouve encore des coquillages de mer, signe d'un grand bouleversement.
Notre première étape presque terminée, nous avons finalement posé le pied à Cafayate (niché à 1700 mètres d'altitude), région viticole connue à travers le monde. La ville est à craquer. Cafayate jouit d'un microclimat à cause de ses montagnes tout autour (fracture de la cordillère des Andes). Comme les saisons sont inversées ici, on se sentait comme durant une belle journée de fin d'automne. Il ne manquait que les pommes. Les feuilles étaient tous tombées et les vignes étaient dépouillées. On nous a mentionné que durant l'été la ville se remplit à un rythme effréné, mais là c'était très très tranquille. Tant mieux! Nous avons fait le tour de sa place et attendu la fin de la sieste vers 18:30 pour visiter le marché et sa boucherie pour notre repas du soir.
Notre 'hostal' était tout douillet, surtout du fait que nous avions le chauffage dans la chambre.
Le lendemain, nous avions une grosse journée de route à faire sur un chemin fait de gravier et de terre, néanmoins, nous ne pouvions quitter cette ville sans visiter quelques domaines et faire ses dégustations. Le domaine Etchart nous a tous le plus emballé. Nous avions un guide super sympathique. Nous n'avons croisé aucun autre visiteur durant la visite. Nous avions le domaine pour nous tous seuls. Jorge nous a fait gouter 4 vins, dont la spécialité de la région, le Torrontes.
Ça commençait bien la journée.
Ensuite de Cafayate à Cachi il y avait quatre heures trente de route minable (40 km/heure). Néanmoins, les paysages croisés étaient tous simplement époustouflants. Cachi aurait mérité qu'on y passe plus de temps, mais la route et le retour de location nous appelaient.
La suite fut plus facile, mais non sans autant nous émerveillés. Nous avons grimpé jusqu'à 3400 mètres pour ensuite descendre sur des kilomètres de chemins en serpentins. Ont a rencontré des chevaux et des mulets sauvages, des chèvres, des moutons et des cowboys chevauchant leurs montures à la poursuite de leurs troupeaux de bœufs.
Bref, le bonheur!
Notre dernière journée à Salta fut saluée par une longue nuit de sommeil bien mérité. La ville avait changé, c'était le week-end. Il y avait des gens partout. Nous en avons profité pour gouter au fameux 'Pancho', genre de méga hot-dog assaisonné de différentes sauces et condiments (maïs en grain par exemple). Aussi, avant de nous cuisiner la meilleure des pizzas en ville, nous avons gouté au maté argentin avec le gars du ‘hostal’. Le maté se boit partout, par tout le monde. C'est une herbe (genre de thé), qu'on infuse avec de l'eau chaude (et sucre si l'on veut) et qu'on boit dans des petites 'calabash' avec paille de métal. Pas mauvais!
Sur le chemin de l'épicerie (à la recherche de nos ingrédients pour notre pizza) nous en avons profité pour faire une halte à l’un des restos de la Plaza pour siroter une grosse bière en compagnie des autres touristes. Faut dire que les gens commencent à se diriger vers les restos à partir de 21:00.
Effectivement, comme prévu notre pizza fut la meilleure au monde. Le vin de la région (cépage-tannât) y était sûrement pour beaucoup.
Notre départ de Salta était prévu pour 7:00 le matin suivant. La nuit a donc été assez courte.
Le retour fut un peu moins pénible, heureusement. Villazon n'avait pas changé...aussi froide et antipathique.
Notre retour à Sucre à 4:00 am fut vraiment apprécié. Notre lit encore plus.
Amélie avait tout à fait raison de nous rappelé ce doux refrain ...'home sweet home’.

À+

P.S. À bientôt Dang et merci encore pour la soupe vietnamienne que tu nous as cuisiné!


Marco-Antonio avec Eloy et sa tuque


Amélie & Dang Khoa au Mercado Campesino - Sucre


Québradas et vallées
















Cafayate et ses vignobles déshabillés








Dégustation de vins à la maison ETCHART:


Salta 







Calabash pour boire le Maté

lundi 28 mai 2012

...et encore

C'est toujours très agréable de savoir que plusieurs d'entre vous prennent un grand plaisir à suivre nos péripéties. Merci pour les gentils mots que vous incluez dans vos courriels, ça nous remet à chaque fois le moral à la bonne place.
Nous vivons ici une expérience unique, inoubliable et si encourageante, néanmoins il faut être réaliste, comme un peu partout nous aussi nous sommes confrontés à certaines difficultés et frustrations. La routine quoi!
Néanmoins, on ne se plaint pas, on apprécie chaque instant et on attend surtout avec impatience notre petite semaine de vacances dans 3 semaines. On s'en reparlera!

Il y a eu pas mal d'action et de bruit chez nous durant les 2 dernières semaines. 
À commencer par une course de rallye organisé par la ville sur une période de 2 jours. Ainsi, à deux pas de chez nous passaient des bolides à 120 km/heure (plus peut-être) sur une partie du parcours à travers Sucre et cela à la grande joie des centaines de curieux attroupés sur le bord de la rue. Ça nous a semblé un peu dangereux étant donné l'étroitesse des rues et surtout très bruyant! Ce fut une occasion de plus pour regarder quelques films à la maison.

Ensuite durant toute la semaine dernière ce fut fanfare à toutes heures de la journée (7:30 à 22:00) et manifestations (comme à Mtl il y beaucoup de revendications du peuple par des marches et blocages de route. Ainsi, la semaine spéciale qui vient de passer fut une occasion de plus pour crier leurs désaccords au gouvernement. Comme quoi c'est vraiment pareil partout). 
L'événement attendu était la commémoration du 25 de Mayo, date de la première révolte de la province de Chuquisaca (dont Sucre est la capitale) qui conduisit finalement à l'indépendance de la Bolivie. Bon, pour un visiteur qui arrive ici pour 2/3 jours ça peut être agréable, dépaysant et très typique, mais 3 semaines de tambours et de trompettes à la longue ça use... On en a profité pour regarder quelques films ou lieu d'aller voir le président (Evo Morales) faire son discours à la Plaza.

Un mot maintenant sur la sortie de prédication que nous avons organisée dimanche dernier pour notre groupe de service. 
Notre congrégation Sucre Sur a un territoire très grand à couvrir. Ce sont surtout les petits villages qui entourent la ville qui sont les moins parcourus, car la difficulté ici c'est que, comme très peu de frères et sœurs possèdent une voiture, aller prêcher dans ces villages est beaucoup plus compliqué à cause de la distancà parcourir. Au moins, nous avons un arrangement dans la congrégation qui fait que les jeudis après-midi sont réservés pour la prédication vers le village de Yotala et les environs (20 minutes de Sucre). Quand il y a une ou deux voitures pour ce groupe de service c'est un gros avantage, car comme vous pouvez l’imaginer moins de perte de temps, sinon s'il n'y a pas de voiture les frères et sœurs ne s'en font pas et prennent le micro (mini-bus) tassé comme des sardines pour faire l'aller et le retour.
Ainsi donc, pour faire un peu changement et surtout pour toucher le plus de personnes possibles avec le message, notre groupe de service a décidé que le dimanche 27 mai serait réservé pour aller prêcher au village de Yotalilla (30 minutes de Sucre et prêcher quelques fois par année). Un frère nous avait proposé de prendre sa camionnette (Pick-up) pour nous y rendre. Nous n'avons pas été déçues. Ce fut une matinée de service exceptionnelle. La dizaine de volontaires que nous étions a tous pu trouver une place dans la camionnette du frère. Les sœurs étaient à l'intérieur au chaud et les frères à l'extérieur, dans la boite (inacceptable au Canada, mais tout à fait normal en Bolivie). Sur le chemin, il a fait un peu plus froid que j'aurais pensé (moi j'étais dans la boite, au vent), mais au moins j'avais apporté mon foulard et mes gants. C'est ma tuque que j'aurais aimé avoir.
La journée a néanmoins vite pris une allure de chaleur, tant physique que spirituelle. Nous étions tous très enthousiasme à l'idée de prêcher à ces gens humbles et abordables. Nous avons eu de très bonnes conversations, plus si nous avions parler le Quechua. Ce sont les enfants qui nous ont procuré le plus de joie. Peu importe leurs âges les petits aiment toujours nous écouter et regarder les images de nos périodiques (Réveillez-vous du mois de mai, l'article sur les singes au grand nez). Ça nous a tous rendu de bonnes humeurs. Nous avons terminé le territoire et quitté Yotalilla vers 12:00 pour être de retour chez nous à 12:30. 
On s'est tous promis de le refaire bientôt.

En terminant, comme je suis le nouveau secrétaire de la congrégation Sucre Sur je vous fais part de quelques chiffres qui figuraient sur le rapport du mois d'avril.
- 131 proclamateurs
- 2 missionnaires
- 4 pionniers spéciaux
- 24 pionniers permanents
- 22 pionniers auxiliaires dont 13 permanents
- Moyenne d'heures des proclamateurs - 16.5/heures
- Moyenne assistance à la TG - 201
- Nouvelles visites - 1852
- Études bibliques - 326

Notre prochain besoin de la congrégation du 4 juin sera sur 'L'importance de faire des nouvelles visites et de commencer des études bibliques' car en réalité les chiffres ne disent pas tout. Par exemple sur les 326 études bibliques que compte la congrégation 257 sont conduites par les 30 pionniers permanents, spéciaux et missionnaires. Comme vous pouvez le constater, les besoins en enseignement et en formation ne sont pas seulement dans le territoire, mais aussi dans la congrégation. Ça nous aide à comprendre un peu mieux notre présence ici. 

P.S. Le foot a pris beaucoup de place dans mes habitudes depuis que je suis ici (Championship entre Bayern et Chelsea par exemple), néanmoins j’peux pas croire que la finale de la Coupe Stanley de cette année sera entre les Kings et les Devils. J’échangerais volontiers les 110 canaux télévisés que nous avons pour 2 semaines de RDS. Chanceux!

À bientôt 




Prédication à Yotalilla



De gauche à droite;
Elias, Gustavo, Vicky, Amélie, Abraham (le jeune dans le camion), Max, Jorge, Amparo et Annabelle










lundi 14 mai 2012

Charcoma



J'essaie de publier, donner des nouvelles le plus souvent possibles, mais franchement il me semble à l'occasion être aussi, sinon plus occupé qu'à Mtl. Heureusement, Amélie m'aide beaucoup.
Je m'excuse donc pour les fidèles. En espérant que vous profiterez de ces quelques nouvelles.
- Une des raisons qui explique mon emploi du temps chargé (et donc le manque de temps d’écrire sur Blogger) est que j'ai récemment été nommé secrétaire de la congrégation Sucre Sur (note de l'auteur: s'il y a un privilège qui passe souvent inaperçu, c'est bien celui-ci, surtout au début). Bon, c'est vrai il y a les cartes de proclamateurs à remplir (rapports de service), les lettres imprimer (l'imprimante à acheter), la paperasse à classer, etc.
J'apprécie énormément  le privilège.
Néanmoins, le défi ici (que je n'ai pas eu chez nous) c'est que la congrégation supervise aussi 2 groupes isolés et plusieurs situations inusitées. Exemple; pour le mois d'avril, il me manque les rapports de service de quelques sœurs que je ne connais pas du tout et qui habitent à villa Serrano (un des territoires isolés). Je regarde sur la fiche de proclamateur, aucun numéro de téléphone pour les rejoindre. Une liste existe peut-être? Et non! 
J'ai aussi comptabilisé les rapports des pionniers spéciaux et missionnaires de ma congrégation sur le rapport d'avril. Et bien, je ne savais pas, mais les pionniers spéciaux et missionnaires envoient eux-mêmes leurs rapports à la filiale. Je refais les calculs.
Il y a aussi une lettre que je dois envoyer au Béthel de Bolivie. La difficulté c'est que c'est moi qui dois la rédiger. Avec un bon traducteur, c'est très bien...c'est juste un peu, pas mal plus long. 
Il y a à faire la liste des lecteurs à la TG, microphones, service d'accueil, nettoyage, les comptes...et ainsi de suite.
Tout ça pour dire qu'entre une, deux et quelques fois 3 parties aux réunions, un discours public à préparer (9 juin), ça garde occupé.
- Petite annotation sur le nombre d'études bibliques que nous conduisons maintenant. Je me prononce peut-être un peu vite, mais je crois que nous aurons à la fin du mois de mai, 17 ou 18 études bibliques. Ce qui est vraiment vraiment épatant c'est que chaque semaine, nous réussissons à rencontrer pratiquement toujours la totalité de nos étudiants. Tous, qu'ils soient jeunes (7 et 8 ans), maman (20 ans) ou un peu plus vieux (55 ans) semblent apprécier beaucoup nos visites. Franchement, c’est un réel plaisir et un grand privilège que nous avons de pouvoir les aider et les réconfortés! Ça risque de beaucoup nous manquer  un jour.
- On a aussi déménagé au dernier étage de notre immeuble jeudi dernier. C'est génial. C'est plus beau et plus confortable.
On est prêt pour la visite.
- Un mot maintenant sur le froid. Ici, c'est l'hiver qui arrive et ça commence de toute évidence à se faire sentir. C'est surtout les matins et les soirs qu'on voit la différence, car en plein jour c'est tout le contraire. Depuis maintenant 1 mois c'est presque toujours 'full soleil'. C'est vraiment génial! Le hic c'est qu’à cette altitude (2700 mètres) le soleil est vraiment brûlant (plus que les mois qui viennent de passer) et il faut vraiment faire attention. L'autre problème c'est que le matin quand nous commençons la prédication (groupe de service à 8:00) il est essentiel de mettre son manteau tellement c'est froid. Quand ensuite arrive 11:00, là c'est la chaleur intense. Ainsi donc, on ne sait jamais comment s'habiller et on se trouve toujours à trainer notre manteau à la fin de la journée.
- Nous avons rencontré la semaine dernière de la visite de Mtl. Vraiment le fun de ‘jaser’ français et d'avoir des nouvelles de chez nous. Malheureusement, depuis presque 2 semaines la Bolivie vit au rythme des manifestations, revendications et fêtes qui par le fait même amènent plusieurs désagréments. Par exemple, service coupé, grève des transports, fanfares et pétards à toutes heures de la journée. Par crainte de ne pas pouvoir repartir vers leur prochaine destination prévue, les amis qui visitaient Sucre ont dû donc écourter leur séjour de 2 jours. On les aura vus le temps d'une matinée et d'une soirée. Dommage!
- Il y aussi que nous trainons un genre de grippe depuis près de 3 semaines. On mouche surtout. Il n'y a pas vraiment de beau et doux petits mouchoirs ici. C'est du papier de toilette pas vraiment résistant. Au moins comme nous étudions la bible avec un docteur, nous avons pu avoir une petite prescription sur un bon sirop et médicament.
On récupère donc. 
- Et pour terminer: j'avais appris il y a 2 mois, qu'au-delà des montagnes qui entourent Sucre qu'il y avait de petits villages qui n'avaient pas été prêchés depuis environ 6 ans (en passant vous devriez vous la liste des territoires isolés que nous avons reçue du Béthel. C'est plus qu'évident maintenant qu'il y a un grand besoin de prédicateur en Bolivie). D'ailleurs ça me rappelle une autre chose intéressante. La congrégation de Villa Serrano qui est à la charge de notre congrégation compte maintenant 9 proclamateurs, dont un ancien et un assistant ministériel. Une vraie bénédiction, car en fouillant dans la paperasse je suis tombé sur une liste des privilèges assignés dans cette congrégation qui datait d'il y a 2 ans quand il n'y avait pas ces 2 frères. Responsable de l'étude de livre, de la Tour de Garde, de la sono, des comptes, des comptoirs de littérature et périodiques, du ménage, etc. Sur cette liste figurait seulement le nom de 2 soeurs et rien de plus. Aucun frère.
Ce n’est pas tous les jours qu’on voit ça, n’est-ce pas!
OK, je continue mon histoire. Donc, de savoir que si proche de chez nous se trouvait des gens qui n'avais presque jamais eu l'opportunité d'entendre parler des vérités bibliques m'a poussé à organiser un petit groupe pour aller leur prêcher. Ainsi dimanche dernier nous sommes partis 7 jeunes (?) que nous étions à 7:45 en direction de notre but établi, Charcoma. Équipés de nos sacs à dos remplis de publication et de nos lunchs nous avons marché sur des kilomètres jusqu'à la rencontre de ces gens timides et curieux de savoir ce que nous avions à leurs dire et à leurs apporter. La réaction fut formidable. Tous nous ont écoutés. Plusieurs ont même préféré nous demander d’entrer chez eux en nous offrant de nous assoir pour mieux discuter. Nous avons laissé des dizaines de périodiques et tracts (plus si nous en avions eu en Quechua). Ce fut une superbe expérience toute en plaisir et en beauté, car le paysage était encore une fois  à couper le souffle.
Le retour vers 17:30 fut aussi un soulagement attendu. On a eu le sourire jusque dans le lit vers 20 :30.
La nuit fut merveilleusement bonne!

Salut!


Prédication Sucre-Charcoma
Amélie, Christina, Cristobal, Ben, Daniel, Victor et (gustavo le photographe)







Cabras
Après avoir frappé à la porte, l'homme qui nous a ouvert était occupé... à dépecer une chèvre. Il a néanmoins pris le temps d'écouter le message et de nous serrer la main.


Cristobal




Un petit raccourci





(Actes 16:13) [...] Et le jour du sabbat nous sommes sortis hors de la porte, près d’une rivière, où nous pensions qu’il y avait un lieu de prière ; nous nous sommes assis et nous sommes mis à parler aux femmes qui s’étaient réunies [...]



El almuerzo


Retour vers Sucre (en arrière-plan)




lundi 30 avril 2012

Cratère de Maragua

Quoi de neuf en Bolivie?
- Premièrement, nous avons appris que notre jeune ami Dang Khoa de la congrégation Décarie viendra nous visiter pour près de 3 semaines au mois de juin. Ensuite, ce sera au tour des parents d'Amélie de faire le grand saut, ici chez nous à Sucre, pour pratiquement tout le mois de juillet. Nous avons vraiment hâte! Quelle expérience ce sera pour ces chanceux!

- Nous avons aussi vécu comme mentionnés dans le précédent message un grand moment en Bolivie, la fin de semaine dernière, lors d'un Trek de 3 jours dans l'arrière-pays.
En compagnie de 3 autres couples, nous avons effectué une randonnée qui nous a menés dans des endroits d'une beauté à couper le souffle.
Nous sommes partis le dimanche matin de chez nous vers 7:45 pour prendre le micro jusqu'au 'Barrio Ravelo' où des camions de transports (faute de bus) vous attendent pour vous mener à destination. Entassé comme des sardines (75-80 personnes) avec sacs et provisions nous avons parcouru les dizaines de kilomètres dans cette boite à aire libre et sous la pluie. Équipé chacun de nos sacs à dos, tente, sac de couchage, bouffe... nous avons donc commencé ce périple à l'entrée de la Inca Trail à Chatakila. Après plusieurs heures de marche sur ce chemin de roches à être émerveillé de la vue imprenable sur le terrain montagneux de la Bolivie nous avons soufflé et manger un peu vers 13h près d'une rivière que nous devions franchir par la suite à gué. Pas facile facile!
La suite nous a menés à longer la rivière vers des paysages très différents de petits villages et de pâturages. Finalement, la première journée s'est terminée sur le rivage de la rivière entouré des montagnes majestueuses et de nos tentes comme petites maisons. Nous avions des pâtes et une bouteille de vin pour accompagner les conversations autour du feu. Nous étions fatigués!
Le jour 2 à débuter à savoir si nous devions continuer à longer la rivière et toutes les difficultés que cela comprenait ou de remonter pour rejoindre le chemin carrossable qui mènerait vers le mini village de Potolo. Les plus courageux ont décidé de s'essayer par la rivière et les autres (Amélie, moi, Katya et Ana) avons opté pour la route...tellement plus rapide et une vue surprenante sur la rivière tout en bas. Nous sommes donc arrivés au point de rencontre établi avec plusieurs heures d'avance sur les autres en train de patauger dans la rivière. Comme le manque d'eau était devenu un problème et que nous avions du temps devant nous, Amélie et moi avons parcouru près de 2 heures de marche (aller-retour) pour aller nous ravitailler au village de Potolo en passant par la partie de la rivière à sec. Le paysage traversé valait 100 X les efforts déployés. Une fois tous réunis, nous avions à retrouver notre chemin (nous étions perdus) pour traverser le terrain accidenté vers les traces de dinosaures et le cratère de Managua. Les plusieurs heures de marchent qui ont suivi nous ont ainsi mené vers un village isolé et ses enfants à craquer. Finalement, sans trop savoir où nous étions (mais en ayant quand même une bonne idée) nous avons décidé de nous arrêter pour nous installer et manger. Il était 18h00, nous étions crevés! Ce fut souper dans la tente et dodo vers 20h15. Le pire était à venir!
Le 3e jour était censé être le plus relax. La journée de marche à débuter vers 8h15 et à 10h30, nous étions souffle couper à l'entrée du cratère de Maragua. Vous dire comment c'était beau sera vraiment difficile. Revigorer et approvisionner au village en plein centre du cratère nous sommes repartis pour la fin de notre périple. Empruntant un autre chemin nous avons vers l'heure du diner abouti vers une suite de chutes naturelles sorties d'un autre monde qui nous a permis de faire une saucette. C'était magique! Nous serions restés la journée complète si nous avions pu, malheureusement, c'était compter que nous ne savions plus du tout où nous étions et donc c'était devenu vital de retrouver un chemin vers le village de Charcoma, notre point de retour. Les options n'étaient par nombreuses. Comme Steve avait des sacs hydrofuges, nous pouvions soit essayer de nager la rivière (plus rapide, mais plus dangereux) avec nos sacs comme bouées, ou soit suivre un chemin que les mulets empruntent sur des dizaines de mètres de dénivelé à travers la montagne. La raison nous a fait comprendre que nous étions tous trop fatigués pour le débit de la rivière trop puissant. Nous avons donc opté à l'unanimité pour le chemin inconnu des muletiers et c'est ainsi que les heures et les heures de marche vers notre retour se sont transformées en péripétie indescriptible. Pour résumer, nous sommes tombés assez rapidement sur une école perdue, entourée de vallées insituables sur une carte. Ensuite, ce fut la pluie forte et le vent qui nous sont tombé dessus. À plusieurs endroits, les chemins avaient presque disparu. Nous avons monté et descendu pendant des heures à travers ce chemin digne du récit de Tintin et ‘Le temple du soleil’. Finalement, nous sommes redescendus à la rivière, point de repère logique pour nous rendre compte que nous devions la traverser un à un sur un système de corde et chariot suspendu dans le vide. On voulait de l'aventure...voilà c'était fait!
Avoir payé nous n’aurions jamais eu mieux.
Finalement, l'obscurité est arrivée et le découragement aussi. Aidé de nos frontales nous avons dû continuer d'avancer en espérant tous arriver assez rapidement à Charcoma, mini village situé nulle part, je vous le confirme. L'inconcevable s'est finalement produit quand au détour du chemin nous avons aperçu les phares en contrebas de plusieurs véhicules. Nous étions sauvés...!
Effectivement, un camion de transport venait d'arriver à la carrière de Charcoma pour un chargement de gravier. Il était 19:00, il faisait noir, nous étions affamés, épuisés, mais tellement heureux. Après près de 45 minutes d'attente, nous sommes tous montés nous assoir dans la boite arrière du camion sur le chargement de gravier pour ensuite faire le trajet d'une heure et quart à travers des routes à précipices vers notre ville et logement à Sucre. Merci! 
L'expérience fut mémorable, indescriptible, imprévisible, impensable! Nos limites ont été poussées à leurs maximums et c'est peu dire. Ce fut pénible. Souvent, nous avons voulu abandonner, mais finalement nous l'avons fait. Amélie fut l'héroïne de ce périple. Nos sacs étaient malheureusement trop lourds à cause entres autres de notre équipement non approprié pour ce genre de randonnée (tente 4 places, poteaux en fer, sac de couchage immense...). Il y avait aussi que nous aurions dû nous munir de bottes de randonnées au lieu de nos ‘joggings’ normales. Amélie s'est retrouvé à faire la troisième journée avec 2, 3 ampoules sous chaque pied et malgré tout elle est arrivée au final en même temps que tous les autres et avec tout son équipement sur le dos. Chapeau!
Si c'était à refaire, ce serait différent c’est sûr! Malgré tout, nous n'avons aucun regret. Ce fut inoubliable!
- En bref maintenant:
- Intéressant; en regardant le courrier destiner aux anciens de Bolivie sur le site de l'organisation j'ai eu la surprise d'y retrouver dans une lettre adressée aux collèges d'anciens un plan de discours de 15 minutes pour les besoins de la congrégation du 4 juin. Ça veut donc dire que durant cette semaine toutes les congrégations de Bolivie traiteront du même sujet soit l'importance de faire et refaire nos nouvelles visites. J'ai déjà hâte de préparer cette partie qui m'a été assignée.
- Et pour terminer; il y a des moments de grande valeur et de grande joie à prêcher la bonne nouvelle du royaume.
Pas exemple cette semaine à cause de notre fin de semaine de camping, nous avons dû faire la majorité de nos études bibliques jeudi au lieu du mardi comme à l'habitude. C'était pratiquement une bénédiction de Jéhovah. Nous étudions la bible depuis plusieurs semaines maintenant avec Ercillia et chaque fois nous avons de très bonnes discussions. Cette semaine contrairement à son habitude elle n'était pas chez elle quand nous sommes arrivés. Heureusement, son garçon jouait dans la rue tout près d’où nous étions. Nous lui avons donc demandé où était sa maman et s’il pouvait aller la chercher. Après plusieurs minutes d'attente Ercillia est arrivée accompagnée de Rufina (qui se joint de temps en temps à nous pour l'étude) et de Daisy une jeune fille qui nous était inconnue. Pleins d'émotions nous avons appris que tous ces gens dans la rue qui venait et partait étaient là pour le décès malheureux du papa de Daisy. Ce qui nous a vraiment touchés c'est quand Ercilla nous a demandé de venir nous assoir chez elle avec Rufina et surtout Daisy pour lui expliquer ce qui se passait réellement quand une personne meurt, mais également pour lui prodiguer des paroles d'encouragements et d'espoirs. Nous avons donc tous ensemble repassé les versets si réconfortants de la parole de Dieu pendant 45 minutes. Le récit de Jésus et de son ami Lazare en Jean chapitre 11 nous a tous mis les larmes aux yeux. Ce fut difficile, mais si réconfortant.
Ces jeunes femmes nous ont remerciées avec beaucoup de reconnaissance. Nous ce fut notre créateur que nous avons remercié!

À+ 



3 jours de trek de Chatakila à Charcoma en passant par Maragua








Photos ipod: la batterie de notre caméra était morte
Ampoules sous le pied d'Amélie

Traversée mémorable!





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