Prologue



Prologue;

SUCRE, capitale constitutionnelle de la Bolivie, est aussi connue sous le nom de Charcas, la Cité Blanche, La Plata et même 'le Paris des Andes'.
Inscrite au patrimoine de l'Humanité a l'UNESCO en 1991, cette capitale baroque aux blancs édifices datant des 18/19e siècles attirent des milliers de touristes chaque année. À travers ses parcs, ses places, ses rues aux magnifiques édifices coloniales, sa culture et surtout à travers ses gens, nous espérons vous faire voyager, découvrir, rêver et surtout vous encourager par ces images et ces commentaires qui proviendront de la plus belle ville de Bolivie, Sucre.

mardi 28 août 2012

Juillet

Nous venons de revenir d'un extraordinaire séjour de 5 jours à La Paz. Nous nous sommes baladés à plus de 5000 mètres d'altitude durant 3 jours dans la ‘Cordillère Real’. Magique, fantastique (image du Haut)!
À notre retour, ce fut l'étonnement. Sucre avait remplacé son éternel soleil par un amas de nuages et de pluie pendant que je me rendais compte que juillet avait passé et qu'août pressait aussi le pas. Le temps avait encore filé à toute allure.
Nous sommes présentement dans notre semaine spéciale avec notre surveillant de circonscription. La dernière semaine du mois d'août... Ce sera la cerise sur le ‘sunday’ car sans aucun regret, nous avons passé une extraordinaire année de service remplie de bénédictions et de contentements. Nous sommes d'ailleurs très très enthousiasme pour la nouvelle de service qui arrive. Que nous réserve l'avenir? 
Les chiffres et données sont astronomiques dans notre congrégation pour le début de septembre. Comme suggéré dans l’article de la Tour de Garde de la semaine du 13-19 août, le service de pionnier (permanent et auxiliaire permanent) est sur toutes les lèvres. Ce sera le thème d'un prochain message.

Sinon, juillet a eu son lot de surprise et de bonheur. 3 événements ont retenu l'attention.
- La venue en Bolivie de la famille Savard (les parents d'Amélie)
- Notre déménagement
- Notre premier mariage bolivien

Nous étions très étonnés et heureux de savoir que Yves et Claudette avaient décidé de venir nous visiter, ici en Bolivie.
Ils sont arrivés un jeudi matin, début juillet, pour vivre cette expérience avec nous pendant 24 jours. Ils ont connu notre petit logement confortable, situé rue Beni. Nous leur avions d'ailleurs aménagé une petite chambre confortable avec salle de bain privé. Heureusement, la température fut comme à l'habitude...soleil soleil et soleil. Les matins étaient froids par contre.
Ils ont pu découvrir rapidement la beauté de notre ville avec ses rues en pentes et ses jolies maisons blanches. Ils ont également très bien su se débrouiller en apprenant plusieurs mots et phrases en espagnol qui leur ont bien servi à l'épicerie, en prédication ou avec les frères et sœurs de la congrégation. Nous avons aussi visité les marchés publics, expérimenté les modes de transport boliviens et cuisiner avec ce que nous avions sous la main. Le dépaysement, quoi! 
Ils ont évidemment connu le grand grand plaisir d'avoir à passer des journées à conduire des études bibliques. Nous avons prêché de porte en porte en compagnie des dizaines de frères et sœurs. Une journée fut aussi réservée pour prêcher à la grande Plaza 25 de Mayo. Ce fut vraiment extraordinaire!
Nous gardons de beaux et bons moments en leur compagnie. Par exemple cette invitation reçue par une de nos études à venir cuisiner chez elle. Pendant qu’elle apprendrait à cuisiner un plat ‘canadien’, nous ce serait un plat typiquement bolivien. C'est peu dire, mais les enfants se sont rués sur notre spaghetti ‘canadien’. Comme quoi le changement fait toujours du bien.
Il y a eu aussi cette visite à Tarabuco, ce petit village (touristique) avec son marché et sa cuisine populaire. Jolie, mais malheureusement, la pauvreté n'est jamais acceptable.
Nos 4 jours à La Paz furent aussi une belle aventure. À cause du froid inhabituel (-5 la nuit) premièrement, mais surtout à cause de cette ville entonnoir unique au monde. La température varie d'ailleurs de plusieurs degrés entre ceux qui habitent le bas et ceux qui habitent en haut. Il y a eu du magasinage à volonté, de petits repas pris sur le pouce, sinon au petit Café Torino. Nous avions loué 2 chambres dans un petit 'Hostel' tout simple. L'expérience ‘routard’ sans aucun complexe.
Les frères et sœurs ont aussi été très aimables et chaleureux avec eux lors des réunions malgré la difficulté de communiquer. C'est ce qui est fantastique chez le peuple de Dieu, c'est qu'aucune barrière ne peut nous empêcher de nous aimer.
Malheureusement, alors que tout avait roulé comme sur des roulettes, les derniers jours furent plus difficiles, surtout pour Yves à cause d'une situation très désagréable et difficile que l'on appelle affectueusement 'La Turista'! 
Vive le voyage!
Les jours ont passé comme l'éclair. Ils ne restent maintenant que les plus beaux souvenirs. L'expérience est toujours ponctuée de ce petit mot si juste 'WOW'! Vivre dans un pays étranger n'est évidemment pas donné à tout le monde, mais ceux qui peuvent le faire ou sinon ceux qui peuvent visiter ceux qui le font n'ont jamais aucun regret. Voir de si près l'organisation de Dieu dans toute sa largeur, presque le monde nouveau, est un grand privilège.



J'aurais jamais cru qu'un jour je vivrais à l'hôtel, mais voilà c'est maintenant chose faite. Nous sommes effectivement dans un petit appartement tout meublé de l'hôtel Plaza de Sucre, situé en plein centre de la ville. 
Nous étions très bien dans notre ancien appartement jusqu'au jour (3 semaines avant la venu des parents d'Amélie) ou la propriétaire décida de rasé le jardin de la cour pour y faire construire une annexe de 3 étages à notre bâtiment. Cela veut donc dire que du jour au lendemain notre tranquillité venait de disparaitre. Fini la terrasse, finis les fenêtres ouvertes, fini les grasses matinées. Ce petit monde avait été remplacé par les bruits de pioche sur la brique de côté, le roulement du mélangeur à ciment et les cris des travailleurs acharnés à transporter à la main, briques, pierres, sables et morceaux de bois. Nous étions aussi rendus à endurer les 4 chiens qui vivaient tout autour de nous. C'était le déménagement assuré!
Jéhovah a dû faire sa part, car 2 jours après avoir annoncé que nous n'avions d'autre choix que de chercher un autre logement, Cynthia, notre proprio et également gestionnaire de l'hôtel Plaza nous proposait aux mêmes conditions et surtout au même prix de prendre un des 2 logements disponibles de l'hôtel. Les parents d'Amélie qui enduraient ce capharnaüm depuis plus d'une semaine n'auraient surement jamais pensé qu'ils auraient eu à effectuer notre déménagement lors de leur visite. Les choses se sont très bien passées. En une demi-journée le travail fut accompli. Bon, nous avons dû par la suite nous adapter un peu avec la diminution d'espace, les 2 toilettes en moins et la petite cuisine, mais le temps passé ensemble fût aussi agréable.
Ça fait maintenant un mois que nous sommes ici et nous ne regrettons pas notre décision. Internet fonctionne tellement mieux. Nous avons la télé câblée dans la chambre (même si on ne la regarde presque jamais). La tranquillité est surtout le gros avantage, à part les dimanches lorsque l'église évangélique loue le local d'à côté. Nous avons aussi utilisé cette semaine les machines à laver et à sécher de l'hôtel (gigantesque) pour faire notre lavage. C'est peut-être ce qui nous manque le plus du Canada, une machine à laver.
On commence à connaitre le personnel, c'est agréable. Ah oui, nous avons également découvert la piscine de l'hôtel cette semaine. Pour l'instant, il manque l'eau, mais ça devrait être une question de semaine...
À suivre!



Fin mai, une sœur de la congrégation m'a approché pour me demander si j'avais des plans pour le mois de juillet. Intrigué, je lui ai demandé pourquoi. Elle m'a annoncé qu'elle allait se marier et qu'elle voulait que je sois son photographe. Elle avait appris, de je ne sais qui, que je possédais 'une grosse caméra' (comme si c'était le gage d'un succès garanti)!
Je n'ai malheureusement pas l'ambition de faire ce genre de truc ou d'accepter ce genre de défi et donc ma première réaction fut de refuser sa demande. Malgré tout après y avoir pensé un peu et surtout après avoir parlé avec Amélie nous en sommes venus à la conclusion que ce serait agréable et surtout très gentil de pouvoir apporter notre contribution à notre premier et probablement dernier mariage bolivien. Notre manque de confiance et d'expérience n'ont pas semblé décourager notre couple de tourtereaux, car le jour venu tous les 2 ont de leur grand sourire écouté et suivi avec attention toutes les indications que nous avions à leurs donner. 
Le vendredi soir, nous avions rendez-vous avec la sœur, son futur mari, les 2 familles respectives et l'officier de mariage civil pour légaliser l'engagement. Ici en Bolivie aucun frère n'a l'autorisation d'officialiser les mariages. C'est donc ainsi que nous avons joué les photographes pour notre première journée dans un salon entourés de gens solennels. Ce fut agréable et relaxant de pouvoir découvrir le plaisir d'utiliser notre matériel avec des gens qui mettent une fierté à se faire photographier.
Le lendemain a surement dû être la journée la plus longue depuis notre venue ici.
Nous sommes sortis en prédication jusqu'a midi le quart. Ensuite, nous nous sommes préparés pour le discours du mariage de 14hrs prononcé à la salle du royaume par un ancien de la congrégation.
C'était impressionnant! La mariée et le marié étaient très beaux. Il y avait 2 groupes de chanteurs dans chaque coin de la salle pour le chant d’un cantique a capella. Les garçons d'un côté, les filles de l'autre. Les mariés étaient placés sur l'estrade pendant le discours. Les fleurs étaient jolies. 
Bon, comme photographe (amateur) ce n’est évidemment pas le meilleur endroit pour faire découvrir son talent, mais tout s'est bien déroulé. La famille, les amis, les amis des amis, la congrégation, tous y sont passé. Placez-vous ici, à gauche, ouvrez les yeux, la gomme dans la bouche...
La première séance venait de prendre fin alors que nous enchainions avec la 2e.
Les mariés devaient se rendre dans un studio photo (avec un pro) pour 17hrs. Ça nous laissait donc 50 minutes pour nous rendre à la ‘Recoleta’ un des plus beaux endroits de Sucre pour y prendre quelques photos. L'endroit est magique avec ses dizaines de colonnades, sa fontaine et surtout sa vue sur toute la ville. Assurés par notre trépied, un parapluie, 2 ‘flashs’ et un assistant, nous nous sommes laissé entrainer par notre inspiration. Il y avait des dizaines de gens qui nous entouraient, nous observaient immortaliser ce jeune couple en blanc et bleu. Je n’aurais jamais cru être aussi stressé derrière mon objectif. Amélie, elle aussi armée de sa caméra avait de bonnes idées et le travail d'équipe nous a permis de prendre plusieurs clichés amoureux et réussis. OUF!
À peine arrivée nous devions déjà repartir. Eux devaient partir à leur rendez-vous et nous de nouveau à la salle du royaume. Je devais diriger l'étude de la Tour de Garde. Nous sommes restés à la salle du royaume jusqu'à ce que je puisse fermer les portes à 19:30. Ensuite, en courant, nous nous sommes rendus à la salle de réception à quelques coins de rue. Nous sommes arrivés justes à temps pour sortir notre boitier et capter les premiers pas de la première danse. La soirée s'est ensuite déroulé autour d'un agréable repas, des tables de convives à photographier et surtout de festivités étonnantes. Je ne pensais pas autant m'amuser. De temps en temps j'ai pu troquer mon appareil pour un petit verre de ‘Singani’ (boisson alcoolisé, spécialité de Bolivie) ou une petite conversation avec les amis. Amélie qui s'était amusée à prendre le portrait de plusieurs invités volontaires avait rangé sa caméra pour pouvoir profiter de la danse et du plaisir. Ici presque tout le monde se retrouve sur le plancher de danse. On forme d'un bout à l'autre de la salle 2 lignées de danseurs qui face à face se laissent allés au rythme de la musique, qui soit dit en passant était très bonne.
Mémorable!
À la fin de la soirée, le stress avait enfin disparu pendant que nous aussi nous faisions de même. Nous avons réemballé notre équipement, sauté dans un taxi et nous sommes entrés à la maison vers les 1h du matin...épuisé.



Le mois d'août fut aussi très riche en événements spéciaux. J'aurai à raconter tout ça après nos 3 semaines de vacances passées au Brésil et en Uruguay (2 au 23 septembre).
Nous aurons par la suite à la fin septembre notre assemblée de district (et oui alors que la majorité au Canada aura déjà eu leur assemblée spéciale d'un jour). 

Voilà!


P.S. Le service à temps plein est un privilège inestimable. Beaucoup d'efforts et de sacrifices ont été déployés cette année par tous ceux qui ont choisi la plus belle des carrières afin d'arriver à atteindre leurs objectifs en heures.
Félicitations à tous ces merveilleux exemples de foi et de courage. Merci pour cette belle année de service!
Que la prochaine soit encore remplie de bénédictions et de joie en espérant que les ouvriers soient encore plus nombreux dans la moisson la plus importante.

Benoit et Amélie


Yves et Claudette à La Paz (avec la majestueuse Montagne Illimani 6438m en arrière plan)

Village de Tarabuco à environ 1h30 de Sucre




Les fameux pigeons de La Paz.....voraces!


 Après la préparation du super Spaghetti, on aide un peu Ercilia pour son repas!!

L'étude de Benoit, Mijael (complètement à droite) et ses amis

Plat typiquement Bolivien.....malheureusement nous avons oublié le nom de ce plat, désolé!


Au tour de Claudette d'aider Ercilia afin que le riz ne colle pas!!

Je penses bien qu'ils ont aimé :)

Quelques photos chez Cleofe après le mariage légal: Cleofe & Marco



 Après une partie du stress tombé, un peu de rigolade :)

Le lendemain, samedi, quelques photos à la Recoleta.....le soleil était au rendez-vous!



samedi 28 juillet 2012

Villa Serrano, Padilla

Nous avons parcouru les 4 heures et demie de route à moitié goudronnée et rocailleuse dans un bus qui à l’évidence avait fait beaucoup beaucoup de chemin. Nous étions en direction de Villa Serrano, un des 2 villages de campagne assignés à notre congrégation pour y passer la fin de semaine en compagnie des 8 proclamateurs, divisés en 2 petits groupes.
Heureusement, 3 sœurs de notre congrégation s’étaient proposé de nous accompagner. Emma, comme nous, en était à sa première expérience, mais Annabelle, elle, avait fait le voyage à plusieurs reprises. Ça nous rassurait. Malheureusement, Cecilia, l’autre sœur qui avait, elle aussi réservé son passage, à dû se désister à la dernière minute à cause d’un bien mauvais rhume. Nous avons donc dû vendre son billet à un inconnu 2 minutes avant notre départ.
C’est donc ainsi que les 4 que nous étions sommes partis le vendredi à 17 :00 excité et un peu anxieux vers un territoire qui allait nous réserver des moments de grandes joies insoupçonnés.
Le trajet du départ, comme mentionné en introduction fut un peu plus court que les 5 heures prévues. Après avoir mangé un petit sandwich, nous avons passé les heures de route à moitié assoupis.  À 21:30 le bus s’est arrêté dans une petite ville déserte, noire et froide. C’est lorsque le moteur s’est arrêté que nous avons compris que nous étions arrivés. En moins de temps qu’il a fallu pour tous nous réveiller le bus s’était vidé et nous nous sommes retrouvés sur le trottoir à nous demander si nos frères et sœurs de Villa Serrano qui avaient été prévenus de notre arrivé, nous avaient oubliés. Éclairés par la petite lumière d’un commerce nous avons après quelques tentatives réussies à joindre par téléphone Elisnor, une de nos sœurs qui habite à 3 minutes de l’endroit ou nous étions. Nous étions sauvés. La salle du royaume était là prête à nous accueillir et nous fournir un endroit où dormir. En direction de notre refuge, Joel et Rocio (couple de pionniers spéciaux-130 heures) sont apparus à la course pour nous accueillir à leur tour et nous annoncer que moi et Amélie trouverions à loger chez eux pour les 2 prochaines nuits. Ça nous faisait de la peine de laisser les filles à la salle du royaume, mais bon, que pouvions-nous faire contre un tel élan de générosité.
Joel et Rocio sont assignés à Villa Serrano depuis environ 7 mois maintenant. Ils se dépensent sans compter pour la congrégation et dans le ministère. Ils sont une vraie source de bénédictions.
Après avoir porté nos bagages à leur appartement et avoir refusé une dernière tasse de thé, nous avons pris place dans notre lit… simple, en nous chamaillant pour l’unique oreiller. Au moins, il y avait suffisamment de couvertures pour ne pas trop ressentir le point de congélation qui s’annonçait à l’extérieure.
Aussi surprenant que cela puisse paraitre la nuit fût assez bonne. Tassé, mais bonne.  Avant le déjeuner, nous avons eu l’idée d’une petite douche pour nous réveiller, mais après avoir seulement jaugé la froideur du plancher et du bol de la toilette nous en avons déduit qu’il serait préférable d’y remédier plus tard avant la réunion.
Le déjeuner fut simple et bon (œufs brouillés, pain et café). La journée s’annonçait déjà merveilleuse. À 8:00 nous étions tous à la salle du royaume prêt à gouter aux bénédictions qui allaient de succéder. Joel qui avait déjà plusieurs études de programmer m’a demandé de diriger le groupe dans le territoire. Ah bon! Où suis-je?
Vous dire la facilité et le plaisir que nous avons eu de converser avec les gens que nous avons rencontrés, feraient des jaloux. Le temps était froid, mais magnifique. Vers 10 h, le soleil s’est mis à nous frapper avec plus de force, les manteaux disparaissaient. À 11 :30 il ne restait que la chemise et la cravate. C’est surtout les visages et les oreilles qui commençaient à s’ouvrir avec moins de réticence. Une dame qui nous a fait entrer chez elle n’avait que son lit à nous offrir pour nous asseoir. Elle ne savait pas lire, comme plusieurs. Malgré tout, les versets qu’elle a pu écouter ont semblé beaucoup la touché. Nous aussi d’ailleurs. Nous avons parlé à tous les jeunes, peu importe leurs âges (4 à 15 ans) qui jouaient dans la rue, à des mères de famille, des hommes âgés. Tous nous ont accordé de l’importance et ont écouté avec respect ce que nous avions à leurs dires.
C’est donc ainsi, sans trop nous en apercevoir que midi trente était arrivé et qu’il nous annonçait qu’il était temps d’aller manger et de se reposer un peu avant la réunion de 18:00.
Après un diner de pâtes, nous avons joué quelques parties de ‘Séquences’. Un jeu de société avec cartes et jetons. Une chance que la sieste nous appelait sinon Amélie aurait pût continuer jusqu’au lendemain. Le lit était aussi serré, qu’importe nous attendions notre repos. Ce fut très bon!
Après avoir pratiqué le discours que j’avais à donner à la réunion et Amélie après avoir complété son étude de la TG, nous en étions à renouveler notre désir à prendre une petite douche. Malheureusement cette fois ce fut l’eau chaude qui avait décidé de ne plus se présenter. Les courageux s’étaient eux aussi décidés à remettre leurs projets à plus tard.
Joel était maintenant parti chercher quelques chandelles chez lui, il n’y avait plus d’électricité à la salle du royaume. Il était 17:58 et une quinzaine de personnes étaient arrivés pour la réunion. La réunion devait commencer.
Heureusement, presque par miracle, à 18:00 presque pile, la lumière est réapparue. Debbie s’est précipitée sur le numéro de cantique à faire jouer et sur le microphone à ajuster. Villa Serano compte 5 proclamateurs et la salle du royaume peut accueillir 34 assistants. 33 étaient venus ce soir-là (plus de 500% d’accroissement). Ce qui nous a surtout surpris c’est que l’assistance était composée presque du tiers de jeunes enfants (7 à 14 ans, qui comme nous l’avons appris par la suite), ont l’habitude de venir assister aux réunions sans leurs parents. Ils ont pour la plupart tous très bien commenté pour l’étude de la TG. Comme il y avait tellement de nouveaux visages et d’étudiants, chaque proclamateur a dû se séparer pour aller s’asseoir à côté d’un nouveau afin de l’aider à trouver les passages de la Bible, sinon à suivre l’étude de la TG.
Une fois la réunion terminée, nous en avons profité pour prendre quelques photos et faire connaissance avec ces futurs serviteurs de Jéhovah. Il y avait de l’ambiance. Ce que nous venions de vivre était incomparable!
En passant, nous avons appris, que les 5 proclamateurs de Villa Serrano ont pour seules dépenses que les frais d’électricité et les produits d’entretien à payer, car en fait c’est notre sœur Elisnor qui offre volontairement une partie de sa maison comme lieu de réunion. C’est d’ailleurs Elisnor qui après la réunion nous a invités chez une de ses étudiantes pour quelques parties de Ping Pong. À dire vrai, ce n’était pas une table neuve neuve, l’endroit n’était pas un joli sous-sol fini, mais on a eu pas mal de fun. C’était surtout très drôle de voir cet attroupement de gens à l’extérieur, dans la rue, qui s’était assemblé aux fenêtres de la maison pour suivre chaque fait et geste que nous faisions. Y’avait du divertissement dans l’air!
La journée avait filé à toute allure. Nous attendions la journée suivante avec impatience.
J’avais peut-être parlé un peu trop vite, car a 4:45 du matin les premiers échos de nos téléphones se firent entendre. Il faisait ‘frette’ et noir. On ne voulait plus partir. Le déjeuner fut presque expédié. Le chocolat chaud encore souhaité. Nous allions à Padilla. À 6 :00, après avoir traversé la ville avec nos valises, nous étions tous dans le minibus, tassé comme des sardines, emmitouflées comme des moutons à attendre encore la demi-heure avant de partir. C’était le prix à payer pour avoir des places assises. Le trajet d’une heure trente fut assez déroutant. Premièrement, nous avons roulé sur un chemin de terre et de gravier sur la totalité. Deuxièmement, je me suis demandé comment était-ce possible qu’autant de personnes puissent entrer dans un si petit espace? Le minibus était rempli à pleine capacité! À un moment donné j’avais un coude et un sac à dos entre moi et Amélie, nous qui  étions assis côte à côte. J’avais littéralement un homme et un enfant assis sur mes cuisses à un moment donné. Mon chapeau changeait aussi régulièrement de place. Au moins on a ri un bon coup lorsqu’un troupeau de vaches qui se trouvait sur la route a eu la frousse de leur vie en voyant arriver notre moyen de transport. Les passagers se sont tous mis à crier ensemble leurs indications au chauffeur, aux vaches. Certains riaient, d’autres hurlaient de plaisir. Jim Carey n’aurait jamais fait mieux que ce troupeau de vaches effrayées. Bon moment!
Nous sommes arrivés vers les 8:00. Padilla était déjà très animé. Surtout du côté de la Plaza et de la station de bus. C’était la fin de semaine de la fête du piment et beaucoup de gens qui étaient venus en profiter se préparaient pour acheter leur billet de retour. Nous étions nous aussi à faire la file pour nous assurer notre retour. Après avoir déposé nos valises chez Debbie, nous nous sommes dirigés vers le très joli local avoisinant une maison privée qui sert de salle du royaume pour la réunion de service. C’est d’ailleurs intéressant de savoir que le panneau qui indique notre lieu de culte à l’entrée ne mentionne pas ‘Salle du Royaume’ mais plutôt ‘Lieu de réunion’ et cela du fait que c’est un local louer à cette intention et non un bâtiment qui nous appartient.
Padilla est une très jolie ville et comme à Villa Serano les gens nous ont accueillis avec autant de charme et de spontanéité. Après avoir partagé une idée biblique avec le groupe, les 11 que nous étions avons sillonné quelques rues avec nos publications et nos présentations. Nous avons débuté plusieurs études bibliques. On ne voulait plus arrêter!
Ensuite, après nous avoir séparé, j’ai pu accompagner Amy Cayo vers une de ses nouvelles visites profitant du coup pour mieux la connaitre et l’encourager. Amélie était elle aussi en direction de futurs étudiants de la Bible. Comme promis, j’avais aussi accepté l’invitation d’Elisnor à l’accompagner à l’étude de la famille Cayo un peu plus tard. Amy et Rodrigo (15 et 12 ans et proclamateurs non baptisés), font partie des 3 proclamateurs que compte Padilla. Réunit avec nous, il y avait aussi leur papa et leur plus jeune sœur. Une fois assit dans un peu endroit tranquille, Elisnor m’a tendu le livre ‘Gardez-vous dans l’amour de Dieu’ et m’a mentionné ‘Je t’écoute mon frère’!
Ce fut un 45 minutes de pur plaisir. Une famille extraordinaire.
Comme mentionné un peu plus haut, nous étions en plein festival du piment et de par ce fait une occasion en or de nous régaler nous était offerte pour notre diner. Après un copieux repas de pommes de terre accompagné de viande et de légumes, arrosé d’une petite sauce délicieuse et un peu piquante nous avons roulé jusqu’à chez Debbie pour un tournoie de ‘Séquences’. 2 jeux, 8 joueurs, une terrasse, 2 morceaux de gâteau et le soleil en plein visage. Nous avions oublié définitivement nos premières heures froides et noires du matin.
La réunion de 15:00 était sur le point de débuter, tout était prêt. Frère Quispe allait présider, la jeune Amy était à la sono, Elisnor aux microphones, Joel conduirait la TG et Debbie lirait les paragraphes. Pour la seconde fois en 2 jours je donnais le même discours devant cette fois une assistance de 17, composé également de jeunes enfants venus à la réunion sans leurs parents. Leurs commentaires spontanés et complets nous ont de nouveau vraiment impressionnés lors de l’étude de la TG.
Malheureusement, bien qu’il nous restait un peu de temps après la réunion pour faire plus ample connaissance avec les jeunes et faire quelques clichés, la réalité était que notre bus de retour pour Sucre quittait Padilla à 17:00. Nous n’avions surtout pas l’intention de la rater.
Il y avait un attroupement à la station de bus. Les sacs d’arachides, de vêtements, de légumes s’entassaient sur le toit du bus et les gens regagnaient tranquillement leurs sièges en vue du voyage qui les attendait. Joel, son épouse et Elisnor feraient une heure et demie (ou plus) en notre compagnie debout dans l’allée du bus. Ils ont débarqué à Tomina vers 18:50, à la noirceur. Ils seraient occupés avec les étudiants de la Bible de ce village (aucun proclamateur) jusqu’à 21 :30 prêts pour reprendre le bus de retour à Villa Serrano. Nous venions de comprendre ce que signifiaient ‘esprit de sacrifice’ ‘amour’ et ‘dévouement’.
Le trajet de retour nous a paru un peu plus long que le départ, mais enfin, au détour d’un tournant Sucre nous est apparu vers 22 :45. Nous avons partagé un taxi et indiqué notre port-salut au chauffeur.
Nous étions fatigués et nous avions faim. Autour d’un sachet de soupe chinoise, nous avons passé la dernière demi-heure de ce dimanche à nous graver bien profond dans la mémoire ces moments de grandes bénédictions. Au moment de nous endormir, les paroles de remerciements furent brèves, mais intenses. Le sommeil fut facile et léger.


À quand notre prochaine visite. Nous avons déjà hâte!


Emma et Annabelle

Villa Serrano

'Vous savez ce que Dieu demande aux jeunes?' - Colossiens 3:20



Une petite partie de 'Séquence'

Lieu de réunion à Villa Serrano

Sono à droite sur la chaise

Toutes ces jeunes filles sont venus à la réunion, seules, sans leurs parents

Journée de prédication à Padilla

Lieu de réunion (Padilla)

Les chiens sont interdits à la réunion de service


Les enfants s'amusent avec n'importe quoi

Festival du piment

Tournoi de 'Séquence'

2ieme discours en 2 jours

Amy (proclamateur non baptisé) à la sono


Joel et Rocio Petcho



Prochain message : Nous avons célébré notre premier mariage bolivien. Nous sommes allés à LaPaz et les parents d’Amélie achèvent leurs périples de 24 jours en notre compagnie.
À suivre!













lundi 25 juin 2012

Argentine

Déjà 3 semaines et plus de passées, le mois de juin est arrivé et avec lui notre jeune ami DangKhoa du Canada, en visite pour 3 semaines en Bolivie.

Que s'est-il donc passé durant ces derniers jours depuis notre dernier message.

- Il y a 3 semaines, Sucre a connu une période de 6 jours de froid assez inhabituel. C'était comme si le soleil ne voulait plus nous réchauffer. Le vent, qui d'habitude ne fait que de brèves apparitions avaient lui aussi décidé de s'y mettre pour plus longtemps. 
C'est donc ainsi qu'on a vu apparaître en prédication (maintenant à 8:30am) les gants, les tuques, les foulards et les bottes. Néanmoins, les groupes de service ont continué d'être bien soutenus et la bonne humeur a toujours été à nos côtés. 
J'avoue que j'aurais bien aimé avoir un Tim Horton pas loin!

- J'ai aussi, enfin, donné mon premier discours public en espagnol. Je dis enfin, car traduire un discours d'une langue à une autre peut paraitre assez facile, mais détrompez-vous se n'en est rien. 
J'ai heureusement eu l'aide d'une sœur de ma congrégation qui m'a corrigé avec plaisir. J'ai même eu le sentiment de lui avoir fait une faveur en lui demandant. C'est donc devant une assistance d'environs 170 personnes que j'ai pu donner un discours qui semble-il fût apprécié de la congrégation. Merci aux heures de pratique!

- Parlant de mon premier discours public, j'ai appris que d'ici la fin juillet j'aurai le plaisir de le redonner à 3 reprises. 
C'est que la semaine prochaine, Amélie et moi sommes assignés pour visiter la petite congrégation de Serrano et le groupe de Padilla, tous deux sous la supervision de notre congrégation (Sucre Sur). Ce sont 2 territoires isolés à environs 4/5 heures de microbus sur une route un peu amochée. Nous devrons partir le vendredi après-midi pour être de retour (j'espère) le dimanche soir ou le lundi matin.
On nous a tellement dit de bonnes choses à propos de ces 2 territoires. Évidemment, la prédication avec la dizaine (7 Serrano + 3 Padilla) de proclamateurs est semble-t-il toujours fantastique et les paysages des alentours sont à couper le souffle.
L'horaire ressemblera à peu à ceci: 
Notre samedi matin et après midi seront réservés à la prédication avec les proclamateurs, dans un des territoires les moins souvent parcourus. Ensuite en fin d'après-midi j'aurais à donner mon discours public à la congrégation. 
Dimanche matin (lever à 6:00 am) après une nuit passée dans le Holiday Inn du coin (environ 4$ la nuit), nous aurons à prendre un microbus pour nous rendre à Padilla pour la réunion du matin pour redonner le même discours public. Ensuite, en après-midi ce sera prédication et encouragements avec les frères jusqu'a notre retour à Sucre.
Est-ce que c'est comme ça que tout va se passer? Aucune idée mais on est prêt!
On espère surtout que quelques membres de notre congrégation pourront nous accompagner et nous guider, car malheureusement, les dépenses occasionnées pour ces visites de 3 jours à nos frères de Serrano et Padilla sont souvent trop élevées pour plusieurs. Néanmoins, certains nous ont déjà mentionné qu’ils feraient tout en leur pouvoir pour pouvoir être à nos côtés pour cette superbe expérience.

- Nous revenons également d'une superbe semaine en Argentine avec DangKhoa. À vrai dire, sa venue chez nous en Bolivie était une bonne excuse pour changer un peu notre routine. 
Ça nous a vraiment fait du bien!
Ainsi donc, en bref, voici le fil de cette petite aventure:
Lundi le 11 juin nous nous sommes rendus au terminal de Sucre où nous avons pris le bus de 18h30 en direction de Villazon, la ville frontière avec l'Argentine. Le trajet était supposé duré 12 heures. Nous devions arriver vers 6:00/6:30 le matin. Je ne sais pas si c'est par bonheur, mais le trajet nous a pris 10 heures et demie au lieu des 12 heures prévues. Ainsi donc, en pleine noirceur, dans une température avoisinant les 2 degrés Celsius nous nous sommes retrouvés dans une ville déserte, devant un terminal de bus fermé, à attendre l'ouverture de la frontière prévue pour 7:00 am. Ah oui, nous avons aussi appris que l'Argentine compte une heure de moins que la Bolivie.
Ça commençait mal!
DangKhoa qui avait aussi appris depuis quelques jours la signification du mot 'Turista' avait désespérément besoin de trouver un endroit plus accueillant. Voilà donc que, je ne sais par quel hasard, nous nous sommes retrouvés dans un 'Hostal' assez minable (j'avoue) pour y trouver un peu de chaleur...et une toilette. Tout habillé, nous nous sommes endormis jusqu'à 7:30 am, prêt pour de meilleures péripéties.
La frontière traversée, il nous restait à trouver un guichet automatique (pesos) et à prendre le bus pour la 'Linda', Salta. 
6 heures et quart de bus plus tard nous y étions.
Heureusement, nous avons trouvé rapidement notre petit 'hostal, bien situé et bien confortable. Nous avons cuisiné notre repas du soir dans la cuisine communautaire et ensuite nous avons enfin pu profiter d'une meilleure nuit de sommeil.
Le nord de l'Argentine est une autre Argentine de ce que connaissent les gens du Sud (Buenos Aires). Aride, désertique et sauvage.
Salta est très agréable à visiter. La température était parfaite (environ 20 degrés Celsius durant le jour). Ce qui nous a frappés c'est évidemment sa grande place avec ses restos extérieurs tout autour, ses rues piétonnières et sa cathédrale. On s'est d'ailleurs amusé à regarder les gens qui passaient soit, à pied, en vélo ou en voiture, faire immanquablement leur signe de croix en défilant devant cette grande cathédrale. Pas mal croyant!
Ensuite, après une autre journée très relax à Salta, nous avons les 2 jours suivants, loué une voiture pour partir vers le sud et ses Québradas (canyon creusé par le temps), ses vallées et ses paysages dignes des meilleurs films de Far West. Nous avons appris en lisant notre guide que dans ces strates géologiques sculptées en étranges formations rocheuses qu'on y trouve encore des coquillages de mer, signe d'un grand bouleversement.
Notre première étape presque terminée, nous avons finalement posé le pied à Cafayate (niché à 1700 mètres d'altitude), région viticole connue à travers le monde. La ville est à craquer. Cafayate jouit d'un microclimat à cause de ses montagnes tout autour (fracture de la cordillère des Andes). Comme les saisons sont inversées ici, on se sentait comme durant une belle journée de fin d'automne. Il ne manquait que les pommes. Les feuilles étaient tous tombées et les vignes étaient dépouillées. On nous a mentionné que durant l'été la ville se remplit à un rythme effréné, mais là c'était très très tranquille. Tant mieux! Nous avons fait le tour de sa place et attendu la fin de la sieste vers 18:30 pour visiter le marché et sa boucherie pour notre repas du soir.
Notre 'hostal' était tout douillet, surtout du fait que nous avions le chauffage dans la chambre.
Le lendemain, nous avions une grosse journée de route à faire sur un chemin fait de gravier et de terre, néanmoins, nous ne pouvions quitter cette ville sans visiter quelques domaines et faire ses dégustations. Le domaine Etchart nous a tous le plus emballé. Nous avions un guide super sympathique. Nous n'avons croisé aucun autre visiteur durant la visite. Nous avions le domaine pour nous tous seuls. Jorge nous a fait gouter 4 vins, dont la spécialité de la région, le Torrontes.
Ça commençait bien la journée.
Ensuite de Cafayate à Cachi il y avait quatre heures trente de route minable (40 km/heure). Néanmoins, les paysages croisés étaient tous simplement époustouflants. Cachi aurait mérité qu'on y passe plus de temps, mais la route et le retour de location nous appelaient.
La suite fut plus facile, mais non sans autant nous émerveillés. Nous avons grimpé jusqu'à 3400 mètres pour ensuite descendre sur des kilomètres de chemins en serpentins. Ont a rencontré des chevaux et des mulets sauvages, des chèvres, des moutons et des cowboys chevauchant leurs montures à la poursuite de leurs troupeaux de bœufs.
Bref, le bonheur!
Notre dernière journée à Salta fut saluée par une longue nuit de sommeil bien mérité. La ville avait changé, c'était le week-end. Il y avait des gens partout. Nous en avons profité pour gouter au fameux 'Pancho', genre de méga hot-dog assaisonné de différentes sauces et condiments (maïs en grain par exemple). Aussi, avant de nous cuisiner la meilleure des pizzas en ville, nous avons gouté au maté argentin avec le gars du ‘hostal’. Le maté se boit partout, par tout le monde. C'est une herbe (genre de thé), qu'on infuse avec de l'eau chaude (et sucre si l'on veut) et qu'on boit dans des petites 'calabash' avec paille de métal. Pas mauvais!
Sur le chemin de l'épicerie (à la recherche de nos ingrédients pour notre pizza) nous en avons profité pour faire une halte à l’un des restos de la Plaza pour siroter une grosse bière en compagnie des autres touristes. Faut dire que les gens commencent à se diriger vers les restos à partir de 21:00.
Effectivement, comme prévu notre pizza fut la meilleure au monde. Le vin de la région (cépage-tannât) y était sûrement pour beaucoup.
Notre départ de Salta était prévu pour 7:00 le matin suivant. La nuit a donc été assez courte.
Le retour fut un peu moins pénible, heureusement. Villazon n'avait pas changé...aussi froide et antipathique.
Notre retour à Sucre à 4:00 am fut vraiment apprécié. Notre lit encore plus.
Amélie avait tout à fait raison de nous rappelé ce doux refrain ...'home sweet home’.

À+

P.S. À bientôt Dang et merci encore pour la soupe vietnamienne que tu nous as cuisiné!


Marco-Antonio avec Eloy et sa tuque


Amélie & Dang Khoa au Mercado Campesino - Sucre


Québradas et vallées
















Cafayate et ses vignobles déshabillés








Dégustation de vins à la maison ETCHART:


Salta 







Calabash pour boire le Maté